Earthship

Construire autrement

J’ai eu l’occasion de me rendre sur un chantier participatif afin d’aider un couple à créer sa maison de façon éco-responsable. Ils ont choisi d’opter pour un earthship. C’est une maison écologique construite principalement à partir de matériaux recyclés et de ressources naturelles locales comme des pneus des bouteille en verre ou encore des conserves. Conçue pour être autonome, un earthship intègre des systèmes passifs de chauffage et de refroidissement, ainsi que des techniques de capture d’eau de pluie et de traitement des eaux usées.

De plus, elle est composée d’une serre, qui apporte la chaleur, déservant toutes les pièces de la maison. Grâce à son design bioclimatique et à son utilisation efficace des ressources renouvelables, elle offre un mode de vie respectueux de l’environnement tout en offrant un habitat confortable et harmonieux.

Cette expérience m’a beaucoup appris et m’a donné envie de me renseigner davantage sur les principes de construction respectueux de l’environnement.

Le puits canadien est un système de ventilation naturelle qui utilise la température stable du sol pour tempérer l’air entrant dans la maison. L’air extérieur est aspiré par une prise d’air située à l’extérieur, puis circule dans un conduit enterré à environ 4,5 mètres de profondeur. En traversant la terre, il échange sa chaleur avec celle du sol : il se refroidit en été et se réchauffe légèrement en hiver. L’air ainsi tempéré est ensuite diffusé à l’intérieur du logement, contribuant à réguler la température ambiante de façon naturelle. Ce dispositif simple et écologique permet d’améliorer le confort thermique tout en réduisant la consommation d’énergie.

Puit canadien se trouvant dans la serre

J’ai participé à la création de murs à partir de bouteilles en verre, une technique permettant de réduire l’utilisation de béton de chanvre tout en valorisant des matériaux recyclés. En plus de son intérêt écologique, cette méthode offre un résultat esthétique original : lorsque la lumière traverse le verre, elle crée de beaux jeux de reflets et de transparence, apportant une dimension lumineuse et poétique à la construction.

Pour ce pan de mur, situé entre la façade et une terrasse couverte, nous avons appliqué un enduit à base de chaux, de chanvre et de sable. Ce mélange naturel permet au mur de mieux réguler l’humidité tout en restant perméable à la vapeur d’eau, évitant ainsi les risques de condensation. Il contribue également à améliorer le confort thermique de la maison. La chaux et le chanvre sont des matériaux écologiques et durables, appréciés pour leur capacité à isoler tout en laissant respirer les parois.

Paillourte

L’artisanat modernisé

J’ai eu l’occasion de participer à un chantier participatif pour aider à la construction d’une paillourte, une maison circulaire en ossature bois, isolée par des bottes de paille et protégée par des enduits naturels. Ce type d’habitat bioclimatique tire parti de matériaux locaux et renouvelables, tout en offrant une excellente performance thermique et un confort intérieur sain. Sa toiture rayonnante, inspirée des yourtes traditionnelles, favorise la diffusion de la lumière et la circulation de l’air, tandis que l’épaisseur des murs en paille assure une isolation efficace été comme hiver.

Au fil des journées, j’ai pu observer et expérimenter des techniques d’écoconstruction simples mais ingénieuses, tout en partageant un moment convivial avec les autres bénévoles. Cette immersion m’a permis de mieux comprendre l’intérêt d’utiliser des matériaux biosourcés et m’a donné envie de poursuivre ma découverte des modes de construction respectueux de l’environnement.

La paillourte repose sur une ossature bois qui forme un cercle parfait. Cette structure répartit les charges de manière équilibrée sur tout le pourtour, ce qui permet au toit de s’appuyer uniquement sur les murs périphériques. Grâce à ce principe, les chevrons rayonnent depuis un anneau central (l’“œil de lumière”) vers les murs, supprimant ainsi le besoin d’un poteau central. Ce système allège l’espace intérieur, offre une hauteur uniforme et met en valeur la beauté géométrique de la charpente.

Création du Torchis

Charpente vue de dessous

Pour la construction du toit, nous sommes allés chercher les bottes de paille directement à la ferme voisine, garantissant ainsi l’utilisation de matériaux 100 % locaux. J’ai ensuite préparé du torchis, un mélange naturel de terre, d’eau et de paille hachée, malléable à l’application puis solide en séchant. Les bottes ont été disposées de façon circulaire sur la charpente, et le torchis appliqué aux jonctions a servi de liant naturel, fixant l’ensemble et améliorant l’étanchéité à l’air, le tout avec des ressources simples, saines et renouvelables.

Pendant toute la durée des travaux, nous avons protégé la paillourte en tendant au-dessus une grande bâche en EPDM (éthylène-propylène-diène monomère). C'est une membrane synthétique très résistante, utilisée notamment en étanchéité de toiture. Souple, imperméable et durable, elle empêche l’eau de pénétrer dans la structure tout en supportant les variations de température et les UV. Cette protection a permis de travailler sereinement, même en cas d’intempéries, tout en préservant la paille et la charpente.

Ce chantier participatif a été une expérience à la fois humaine et formatrice, qui m’a permis de prendre conscience du potentiel des techniques d’écoconstruction et de la richesse du travail collectif au service d’un habitat plus durable et en harmonie avec son environnement.